Message de la lumière :
• Atomes et lumière
• Les prémices
• La controverse
• Naissance dune science
• Les types spectraux
• Rayonnement électromagnétique
• Le corps noir
lobservation de la lumière, longtemps considérée comme la messagère des dieux, nous a très tôt apporté quelques notions fondamentales. La lueur solaire « perçant » les nuages apporte une première évidence : sa propagation se fait en ligne droite ; une relation entre feu et lumière semble également établie, chacun semblant tour à tour provenir ou se transformer en lautre.
La nature de la lumière, confondue avec ces « rayons lumineux », ne pouvait être quun flot continu de corpuscules se propageant en ligne droite et à très grande vitesse.
Spectacle de « rayons solaires » traversant les nuages après un orage.
à laide dun prisme triangulaire en verre, Isaac NEWTON (1642 - 1717) est le premier à démontrer, entre 1664 et 1669, la décomposition de la lumière blanche (ou lumière visible). Lexpérience lui semble à ce point saisissante quil appelle sa manifestation « spectre ». Il vérifie également quune couleur ne peut se décomposer à nouveau après le passage au travers dun deuxième prisme, elle reste monochromatique. Il en ébauche une théorie corpusculaire : la lumière blanche est le mélange de particules de toutes les couleurs de larc-en-ciel quun prisme permet de séparer.
Schématisation de lexpérience de NEWTON.
Si cette théorie expliquait la réflexion ou la diffusion, elle ne pouvait rendre compte dun phénomène également observé : le renforcement ou la destruction dune lumière réfléchie par les deux faces dune lame de verre. Le concept était incomplet...
une théorie concurrente est proposée par Christiaan HUYGENS (1629 - 1695) : la lumière est constituée de multiples ondes, chacune étant spécifique à une couleur. La déviation du rayonnement se fait en fonction des longueurs dondes, le rouge étant moins dévié que le bleu et le violet.
Dans un premier temps, les phénomènes de diffraction et dinterférence semblent donner raison au second. Puis, leffet photoélectrique (1887) et leffet Compton (1922) mirent en évidence son caractère corpusculaire. La physique moderne réconcilie tout le monde : la lumière est à la fois ondes et corpuscules (Louis de BROGLIE, 1923).
