04/07/2008 22 h 22
- Paon
- Constellation proche du pôle céleste Sud. Son sigle est Pav.
- Parallaxe (annuelle)
- Regardée alternativement avec chaque œil, la projection du pouce, main tendue, ne se retrouve pas devant les mêmes éléments d'un décor : c'est l'effet de parallaxe. La parallaxe est d'autant plus petite que l'objet visé est lointain.
En raison de la révolution de la Terre sur son orbite, une étoile proche semble dessiner une ellipse sur la voûte céleste qui reste fixe dans son ensemble. Le demi-grand axe de cette ellipse apparente est la parallaxe de l'étoile, qui est très difficile à mesurer car cet angle reste très petit. À l'aide d'une relation mathématique simple, cette méthode de triangulation permet d'évaluer la distance des étoiles jusqu'à environ 200 a.l.
L'ellipse de parallaxe n'est autre que la projection du mouvement de la Terre. Elle prend la forme d'un cercle aux pôles de l'écliptique et celle d'un trait sur le plan de l'écliptique.
L'angle de parallaxe (p) est mesuré à 6 mois d'intervalle en secondes d'arc. La distance depuis laquelle cet angle vaut exactement 1" est appelé parsec.
L'angle est maximal (et vaut 2p) lorsque la mesure est faite depuis T1 et T2.
α (alpha) du Centaure, l'étoile la plus proche du système solaire a une parallaxe de 0.742".
- Parsec
- Le parsec (contraction de parallactic second) vaut 3.09 × 1016 m ou 3.26 a.l. C'est la distance depuis laquelle le demi-grand axe de l'orbite terrestre devrait être vu sous un angle de 1" (ou distance d'une étoile lorsque sa parallaxe vaut exactement une seconde d'arc).
Avec d la distance exprimée en parsec et p la parallaxe en seconde d'arc, on obtient la relation :
d = 1/p.
- Pégase
- Constellation située entre Andromède et le Cygne. Son sigle est Peg.
- Peintre
- Constellation australe. Son sigle est Pic.
- Périastre
- Distance minimale d'un astre à l'objet autour duquel il orbite. L'inverse est l'apoastre.
- Périgée
- Distance minimale d'un astre en orbite autour de la Terre. L'inverse est l'apogée.
- Périhélie
- Distance minimale d'un astre au Soleil. L'inverse est l'aphélie.
- Période synodique
| Planète | P. synodique |
| Lune | 29.53 j |
| Mercure | 115.5 j |
| Vénus | 583.9 j |
| Mars | 780.0 j |
| Jupiter | 398.9 j |
| Saturne | 371.8 j |
La révolution synodique d'une planète est le retour à une même configuration Terre-Soleil-planète.
La Lune, comme les autres planètes, réfléchit la lumière qu'elle reçoit du Soleil. Selon sa position relative au Soleil, vue depuis la Terre, sa face visible présente un éclairement différent. L'intervalle de temps séparant deux phases identiques (lunaison) est le mois synodique et vaut 29.53 jours. Il est supérieur au mois sidéral (repéré par rapport aux étoiles) de 2.21 jours.
- Persée
- Constellation entre le Cocher et Andromède. Son sigle est Per.
- Petit cheval
- Petite constellation entre Pégase et le Dauphin. Son sigle est Equ.
- Petit chien
- Petite constellation au Sud des Gémeaux. Son sigle est CMi.
- Petite ourse
- Constellation circumpolaire, son étoile α (alpha) marque actuellement le pôle céleste Nord avec une relative précision : 48' du pôle céleste vrai.
- Petit lion
- Constellation au nord du (grand) Lion. Son sigle est LMi.
- Petit renard
- Créé en même temps que la constellation de l'Oie, aujourd'hui disparue, ce découpage fut « inventé » pour combler une zone restée vide de toute nomenclature entre le Cygne et la Flèche. Elle abrite notamment la superbe nébuleuse planétaire Dumbbell.
- Petit triangle
- A l'origine la zone au sud-est d'Andromède abritait deux triangles : un petit et un grand. Imaginés tous deux par Johannes HEWEL (ou Johan HŒVELKE, dit Hévélius, 1611 - 1687), Friedrich Wilhelm August ARGELANDER (1799 - 1875) n'en reportera qu'un seul sur son Uranometria Nova, ce dernier servant de base à la nomenclature actuelle. Les deux astérismes se sont ainsi fondus en un seul : le Triangle.
- Phénix
- Constellation australe à mi-chemin de la Baleine et du pôle céleste Sud. Son sigle est Phe.
- PIAZZI Giuseppe (Ponte di Valtellina, 1746 - Naples, 1826)
Fondateur de l'observatoire de Palerme en 1791, Giuseppe PIAZZI est le premier découvreur d'un astéroïde : Cérès, le 1er janvier 1801. Alors qu'un groupe d'astronome * venait spécialement de se former à cette fin, PIAZZI fait cette découverte de façon tout à fait fortuite. Travaillant à l'élaboration de son catalogue d'étoiles, il remarqua qu'un astre de magnitude 8 s'était déplacé de cinq minutes d'arc par rapport à sa position notée la veille dans la constellation du Taureau. L'astre devenu proche de la direction du Soleil, il faudra plusieurs mois pour retrouver Cérès à l'emplacement calculé par le mathématicien Karl Friedrich GAUSS (1777 - 1855) suivant une méthode qu'il venait d'élaborer.
Visiblement enclin à la plaisanterie, il nommera dans son catalogue, publié en 1814, les étoiles α (alpha) et β (bêta) de la constellation du Dauphin Sualocin et Rotanev. Il s'agit de la traduction latine et à l'envers du nom de son assistant Niccolo CACCIATORE (1780 - 1841) : Nicolaus VENATOR (Nicolas le chasseur).
L'astéroïde n° 1000 lui est logiquement dédié ainsi qu'une plaine close lunaire de 100 km de diamètre (36.2 °S - 67.9 °O).
* Sous le nom de « Himmels Polizey » (Police du Ciel), ce groupe nouvellement constitué par 4 astronomes allemands : Johann Elert BODE (1747 - 1826), William OLBERS (1758 - 1840), Karl Ludwig HARDING (1765 - 1834) et Franz Xaver von ZACH (1754 - 1832), s'était fixé pour objectif de trouver le corps céleste « manquant » entre les orbites de Mars et Jupiter. Cette position, à 2.8 UA du Soleil, semblait établie par la « loi » dite de Titius-Bode.
- Planète
- Nom généralement attribué à tout objet gravitant autour d'une étoile (les détections de planètes extrasolaires s'accumulent et certaines planètes sont devenues qualifiées de « flottantes » car elles gravitent autour de... rien !) et ne possédant pas une masse suffisante pour déclencher une réaction nucléaire interne. Pour le système solaire, l'usage veut que l'on désigne planète tout objet différencié de plus de 2 000 km de diamètre gravitant directement autour du Soleil.
Les corps de tailles inférieures sont appelés astéroïdes. Une planète gravitant autour d'une autre est appelée satellite.
On distingue les planètes telluriques (les quatre planètes rocheuses du système solaire interne, soit : Mercure, Vénus, Terre, Mars) des planètes joviennes (essentiellement constituées de gaz, soit : Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune). Pluton, la plus externe, se voit disputer son statut de planète.
À l'échelle humaine, la voûte céleste semble tourner d'un mouvement d'ensemble en raison de la rotation diurne. Parmi cette fixité apparente, cinq « astres errants » (planêtos, en grec) visibles à l'œil nu sont connus depuis l'Antiquité. Vénérés comme des divinités par bon nombre de civilisations, ces objets portent le nom de dieux romains et sont à l'origine de nos jours de la semaine.
- Pluton
- Neuvième et dernière planète par ordre de distance au Soleil.
- Points de Lagrange
Dans un système à deux corps, l'un en rotation autour de l'autre, il existe cinq positions où leurs forces de gravité se compensent. Mises en évidence par Joseph Louis LAGRANGE (1736 - 1813) en 1772, elles sont appelées : points de Lagrange.
En ces points, un troisième corps, de masse négligeable par rapport aux deux premiers, doit pouvoir s'y maintenir en équilibre.
Trois de ces emplacements, nommés L1, L2 et L3, sont alignés avec les deux corps principaux : ils sont instables. Tout objet qui s'en écarte en est irrémédiablement éjecté.
En revanche, les points L4 et L5, situés à 60° de part et d'autre du corps en orbite, sont stables. Les astéroïdes troyens, circulants sur la même orbite que Jupiter, sont piégés en ces positions. Thétys, un satellite de Saturne, possède également des « satellites lagrangiens » : Calypso et Telesto.
- Point vernal
- Le point vernal, appelé également point γ (gamma), est l'un des deux points d'intersection entre le plan équatorial terrestre et le plan de son orbite (écliptique). Marquant le passage du Soleil à sa phase ascendante, il correspond à l'équinoxe de printemps pour l'hémisphère Nord. Il sert de point d'origine aux coordonnées célestes (ascensions droites) et à la détermination du temps sidéral.
- Poisson austral
- Constellation australe au Sud du Verseau. Son sigle est PsA
- Poissons
- Une des 13 constellations du zodiaque, entre le Bélier et le Verseau. Son sigle est Psc.
- Poisson volant
- Petite constellation australe située entre la Carène et le pôle céleste Sud. Son sigle est Vol.
- Poupe
- Constellation essentiellement australe, seule sa partie Nord (à l'Est du Grand chien) est observable depuis une latitude 45° Nord. Son sigle est Pup.
- Précession (mouvement de)
La Terre se comporte comme une toupie en fin de course. Son axe de rotation décrit un cône autour de la direction perpendiculaire au plan de son orbite (écliptique).
L'origine de cette perturbation est due à l'attraction conjuguée de la Lune et du Soleil sur le bourrelet équatorial de la Terre. Ainsi chaque prolongement de l'axe des pôles dessine un cercle en 25 800 ans par rapport aux étoiles.
Aujourd'hui, pour l'hémisphère Nord, c'est l'étoile α (alpha) de la Petite Ourse (Polaris) qui symbolise au mieux l'emplacement de cette direction, bien qu'elle en soit écartée de 48' (soit plus d'un diamètre lunaire). Il y a 5 000 ans, c'était l'étoile Thuban du Dragon qui jouait ce rôle, dans 12 000 ans ce sera Vega (α Lyra).
Il n'y a pas actuellement d'étoile brillante près du pôle céleste Sud.
- Précession des équinoxes
- En raison du mouvement de précession, la ligne d'intersection du plan équatorial terrestre et du plan de son orbite ne peut rester fixe. Elle rétrograde de 50.26" par an (environ un diamètre lunaire sur une période de 35 ans) entraînant avec elle le point vernal et son opposé qui marquent les équinoxes. Servant de point d'origine pour les coordonnées célestes, celles-ci demandent des corrections régulières.
De même, il existe une dérive des saisons au cours du temps. La constellation d'Orion qui surplombe actuellement notre ciel d'hiver sera visible en plein été dans 13 000 ans.
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