04/07/2008   22 h 24
K
Une des 10 classes spectrales dans la typologie définie par l'observatoire de Harvard.
Les étoiles de type K sont de couleur rouge orangée avec une température de surface comprise entre 3 500 et 4 500 kelvins. Dans leur spectre sont visibles les raies H et K du calcium ionisé (Ca II) et surtout des bandes moléculaires d'oxyde de titane (exemple : Aldebaran dans le Taureau).
Kelvin
Le kelvin est l'unité de mesure de la température absolue, soit la mesure de l'agitation cinétique des particules (atomes ou molécules) qui constituent un corps. En astrophysique les températures sont mesurées sur l'échelle kelvin, du nom du physicien anglais William THOMSON (1824 - 1907) qui devint lord KELVIN, le point zéro indiquant une agitation cinétique nulle.
Ce zéro absolu équivaut à -273.15 °Celsius, ou 0 °C = 273.15 kelvins.
Le symbole est K, il faut noter 293 K et non 293 °K.
KELVIN lord
Voir sir THOMSON William, lord KELVIN.
KEPLER Johannes (Weil der Stadt, 1571 - Regensburg, ou Ratisbonne, 1630)
Portrait de Johannes KEPLER D'une nature fragile 1 et querelleur 2, le jeune allemand Johannes KEPLER, de confession protestante, se tourne tout d'abord vers le séminaire. Ayant rejoint l'université de Tübingen, où il se fait très vite remarquer par un [...] esprit supérieur et magnifique, sur lequel on peut fonder les plus grands espoirs [...], il devient l'élève du mathématicien et astronome Michael MÄSTLIN (ou MÆSTLIN, 1550 - 1631). Ce dernier, l'un des rares à avoir lu et réellement compris le De Revolutionibus orbium cœlestium de Nicolas COPERNIC, le « convertira » (en privé !) au système héliocentrique.
Le 23 mars 1594, Johannes KEPLER se voit contraint de rejoindre le séminaire de Graz (Autriche) pour y enseigner les mathématiques. C'est là que lui vient l'idée de relier le système de Copernic aux cinq polyèdres réguliers décrits par Euclide 3 et qu'il écrit son Mysterium cosmographicum (Mystère cosmographique) qui paraît en 1596. L'ouvrage reçoit un accueil très réservé, seul un astronome danois en disgrâce et en partance pour la Pologne, Tycho BRAHE (BRAH Tyge Ottesen, 1546 - 1601), se propose de le rencontrer. Les cinq solides réguliers

Le modèle planétaire publié par KEPLER dans son Mysterium cosmographicum.

Manquant cruellement de données pour améliorer l'approximation de son modèle, les tensions religieuses prenant des proportions alarmantes à Graz, KEPLER décide de rejoindre Prague où il sait que l'empereur Rodolphe II vient de recueillir Tycho BRAHE. La rencontre avec le célèbre astronome, réputé pour ses observations d'une précision inégalée, a lieu le 4 février 1600. Entre le fougueux KEPLER et le tyrannique BRAHE, les conflits sont incessants. L'hostilité entre les deux hommes s'amenuise cependant peu à peu pour faire place à une réelle collaboration quotidienne. Tycho le charge d'établir la forme exacte de l'orbite de Mars, cette planète présentant un mouvement rétrograde important dont les irrégularités échappent à toute explication. KEPLER pense résoudre l'énigme en quelques jours, il lui faudra six années pour en élucider le mystère.
Suite à une énième beuverie, Tycho meurt le 24 octobre 1601 des suites d'une rétention urinaire ; avant son décès, il désigne KEPLER comme son digne successeur. La requête est acceptée par l'empereur Rodolphe II, le famélique Johannes KEPLER devient Mathématicien impérial, poste qu'il occupera jusqu'à la mort de son souverain en 1612.
En 1609, KEPLER édite le résultat de ses derniers travaux dans Astronomia nova (Astronomie nouvelle), il y énonce ses deux premières lois : l'orbite de chaque planète est une ellipse dont le Soleil occupe l'un des foyers ; le rayon vecteur reliant le Soleil à une planète balaie des aires égales en des périodes égales. Guidé par une recherche de l'harmonie, il publie, en 1619, Harmonice mundi (Harmonie du monde) dans lequel il énonce sa troisième loi : le rapport entre le cube du demi-grand axe de l'orbite et le carré de la période de révolution est constant pour toutes les planètes.
Afin de réduire l'incertitude des mesures, KEPLER étudie également les phénomènes liés à la réfraction atmosphérique et aborde également la physiologie de l'œil. Il rassemble les connaissances de l'époque dans Ad Vitellionem paralipomena 4 qui paraît en 1604, un deuxième ouvrage d'optique suivra en 1611 : Dioptrica. Une œuvre posthume sera également publiée : Somnium, seu opus posthumum de astronomia lunari. Ce récit fantastique d'un voyage sur la Lune se veut bien plus qu'un simple récit de (science)-fiction : diffuser les idées coperniciennes en argumentant le mouvement de la Terre 5.
Le 15 novembre 1630, accablé par de nombreuses turpitudes familiales et la maladie, Johannes KEPLER meurt, dans le plus grand dénuement, à Regensburg lors d'un voyage. Deux ans plus tard, sa tombe sera détruite lors de la guerre de Trente Ans. Un cratère lunaire de 32 km (08.1 °N - 38.0 °O) porte son nom, un autre sur Mars ainsi que l'astéroïde n° 1134.

1 - Né prématurément (un 27 décembre, le jour de la saint Johannes), il a de plus failli être emporté par la variole à l'âge de quatre ans. Cette grave maladie lui laissera de terribles séquelles, notamment une très forte myopie.
2 - Ce tempérament semble être un héritage familial. Entre son père, Heinrich KEPLER, un mercenaire débauché à la solde du premier fauteur de trouble et sa mère, Katharina GULDENMANN, continuellement enivrée de « plantes médicinales » par une tante qui finira sur le bûcher, la jeunesse de Johannes KEPLER est loin d'être des plus heureuses.
3 - Les polyèdres réguliers (chacune des faces est constituée par un même polygone) sont : cube (6 carrés), tétraèdre (4 triangles), dodécaèdre (12 pentagones), icosaèdre (20 triangles), octaèdre (8 triangles). Chacun de ces polyèdres peut être inscrit dans une sphère et circonscrit à une autre sphère de même centre ; chacun des cercles représente les distances relatives des orbites planétaires. Euclide aurait vécu autour de 300 av. J.-C., il est également possible que ce nom désigne un collectif derrière lequel se seraient cachés plusieurs mathématiciens « à la manière de » Nicolas Bourbaki.
4 - Le titre complet est : Ad Vitellionem paralipomena, quibus astronomiæ pars optica traditur. L'ouvrage est plus connu sous le nom simplifié de Optica.
5 - En 1593, étudiant à l'université de Tübingen, il choisit pour sujet de thèse la manière dont les mouvements célestes peuvent être perçus depuis la Lune. Le sujet est refusé mais l'idée demeure, une première version circule vers 1611 et vaudra quelques désagréments à son auteur. Son gendre et assistant, Jacob BARTSCH (dit Bartsius ou Bartschius, 1600 - 1633), meurt de la peste alors qu'il tente de republier le texte largement enrichi de notes. C'est son fils Ludwig KEPLER qui achèvera la publication en 1634.

KUIPER Gerard Pieter (ou KUIPER Gerrit Pieter, Harenkarspel, 1905 - Mexico, 1973)
Portrait de Gerard Pieter KUIPER Né en Hollande, il y étudie l'astronomie à l'université de Leyde, Gerard Pieter KUIPER s'installe aux États-Unis en 1933 et prend la nationalité américaine en 1937. Il fut le directeur des observatoires Yerkes et McDonald.
Ses contributions dans le domaine de l'astronomie sont multiples :
• mise en évidence de la présence de méthane dans l'atmosphère de Titan (1945) et de gaz carbonique dans celle de Mars (1947) ;
• identification du spectre en absorption de la glace d'eau dans les calottes polaires de Mars et des anneaux de Saturne ;
• découverte de Miranda, satellite d'Uranus (1948), et de Nereid, satellite de Neptune (1949) ;
• mesure des diamètres de Neptune et Pluton...
Mais le nom de KUIPER reste surtout rattaché à la « Ceinture de Kuiper », vaste disque d'objets orbitants sur le plan de l'écliptique entre 30 et 150 UA, soit au-delà de l'orbite de Neptune. En 1951, travaillant sur une théorie de formation d'un système planétaire, il émet l'idée de la présence de ce disque 1 pour expliquer la source des comètes à courte période. Depuis 1992, différentes découvertes 2 ont largement confirmé cette hypothèse.
Un cratère lunaire (anciennement Bonpland E) de 6.8 km de diamètre lui est dédié (09.8 °S - 22.7 °O). Un autre cratère sur Mercure ainsi que l'astéroïde n° 1776 portent également son nom.

1 - Entre 1943 et 1949, Kenneth EDGEWORTH, un écrivain et astronome amateur irlandais, avait déjà formulé la même proposition. Pour cette raison, la « Ceinture de Kuiper » se retrouve parfois également dénommée « Ceinture de Edgeworth-Kuiper ».
2 - Sedna, Quaoar, ..., sont des objets de la « Ceinture de Kuiper ». Notre planète Pluton est de plus en plus soupçonnée d'appartenir à cette classe d'objets ; elle n'en serait que l'un des plus gros et plus proche représentant.

Latitude
Dans le système de coordonnées géographiques, écart angulaire d'un point de la sphère terrestre mesuré depuis le plan équatorial. Il se mesure de 0° à 90°, positivement au Nord et négativement au Sud. Il peut aussi s'exprimer sans signe en latitude Nord ou Sud.
La latitude du lieu donne la valeur de la hauteur du pôle en ce lieu.
LEAVITT Henrietta Swan (Lancaster, Massachusetts, 1868 - Cambridge, Massachusetts, 1921)
Portrait de Henrietta-Swan LEAVITT C'est en 1912, alors qu'elle travaillait à l'observatoire de Harvard sur les étoiles variables des Nuages de Magellan, que Henrietta Swan LEAVITT remarqua une étonnante relation entre la magnitude absolue et la période de variation de luminosité des céphéïdes.
Cette découverte se révèle fondamentale pour l'astrophysique. Après étalonnage de ces variations à l'aide de quelques parallaxes, il est devenu possible de les utiliser pour la mesure des distances par comparaison entre magnitude absolue et magnitude apparente.
Outre cette découverte capitale, il faut également mettre à son actif l'identification de plus de 2 400 étoiles variables, 4 novæ et quelques astéroïdes. Le n° 5383 lui est dédié.
Loi de Titius-Bode
En 1772, traduisant l'ouvrage Contemplation de la Nature du naturaliste et philosophe Charles BONNET (1720 - 1793), le mathématicien Johann Daniel TIETZ (dit Titius, 1729 - 1796) remarqua que les distances des planètes au Soleil, rapportées à la distance Terre-Soleil, formaient une suite numérique selon une simple progression arithmétique.
Elle fut reprise et énoncée dans un ouvrage d'astronomie par Johann Elert BODE (1747 - 1826) en 1778 sous la forme :

d = 0,4 + 0,3 · 2n-1

d est la distance exprimée en UA et n un entier positif correspondant au rang de la planète.
rangPlanèteTitius-Boderéelle
1Mercure0.40.39
2Vénus0.70.72
3Terre1.01.00
4Mars1.61.52
5Cérès2.82.77
6Jupiter5.25.20
7Saturne10.09.54
8Uranus19.619.2
9Neptune38.830.1
10Pluton77.239.4

La valeur 2.8 ne correspondant à aucune planète connue, cette relation fut considérée par la plupart des astronomes comme une heureuse coïncidence. La découverte d'Uranus par William Friedrich Wilhelm HERSCHEL (1738 - 1822), le 13 mars 1781, sembla conforter les partisans de la loi de Titius-Bode. Elle orbitait bien à la distance prévue.
Dès lors, bon nombre d'astronomes se mirent à la recherche d'une planète correspondant à la place laissée vacante. Le 1er janvier 1801, Giuseppe PIAZZI (1746 - 1826) découvrit un objet orbitant à cette distance : l'astéroïde Cérès.
La découverte des planètes transuraniennes viendra infirmer la logique(?) de cette curieuse série.
rangPlanèteO. Schmidtréelle
0Mercure0,620.62
1Vénus0.820.85
2Terre1.021.00
3Mars1.221.23
0Jupiter2.282.28
1Saturne3.983.91
2Uranus4.284.28
3Neptune5.235.48
4Pluton6.286.29

Bien que totalement empirique, cette « méthode » permet par un moyen mnémotechnique simple de retrouver facilement les distances des planètes visibles à l'œil nu (en UA).
Il suffit d'écrire 0 et 3, puis de doubler cette dernière valeur pour chaque rang, soit : 6, 12, 24, 48 et 96. En additionnant 4 à chacun de ces nombres, on obtient : 4, 7, 10, 16, 28, 52 et 100. En divisant chaque terme par 10, on retrouve bien les valeurs en accord avec la « loi » dite de Titius-Bode.
La « structure » de cette variation a été améliorée par le soviétique Otto SCHMIDT en scindant les mesures en deux parties. 
Planètes telluriques : d = 0.62 + 0.2n
(n prenant les valeurs de 0 à 3) ;
Planètes joviennes : d = 2.28 + n
(n prenant les valeurs de 0 à 4).
NOTA : dans ce système, les astéroïdes ne sont pas pris en compte.
LAGRANGE Joseph Louis, comte de (Turin, 1736 - Paris, 1813)
Portrait de Joseph-Louis LAGRANGE Prédestiné à une carrière juridique, Giuseppe Luigi LAGRANGIA commence par enseigner les mathématiques à l'École d'artillerie de sa ville natale dès 1756.
Deux ans plus tard, il crée avec ses élèves une société scientifique qui deviendra la future Académie des sciences de Turin.
En 1766, il succède à Leonhard EULER (1707 - 1783) à l'Académie de Frédéric II à Berlin et intègre celle de Paris en 1772. Sur l'invitation de Louis XVI, en 1787, il rejoint définitivement la France et s'y fixe jusqu'à son décès en 1813. Son corps sera plus tard transféré au Panthéon.
Élu président de la commission chargée de l'établissement du nouveau système des poids et mesures, il dispense ses cours à l'École normale et Polytechnique. Mathématicien et astronome, il crée la géométrie analytique et étudie les mouvements planétaires. Il démontre, en 1772, l'existence des points d'équilibres gravitationnels qui portent son nom : les « points de Lagrange ».
Les restes d'une plaine close lunaire d'un diamètre de 100 km lui sont dédiés (33.2 °S - 72.0 °O) ainsi que l'astéroïde n° 1006.
Lézard
Constellation difficile à repérer entre Andromède et le Cygne. Son sigle est Lac.
Libration
La plus évidente est celle de la Lune. Comme toutes les autres planètes, notre satellite décrit une orbite elliptique. Suivant la seconde loi de Kepler, son périple autour de la Terre ne s'effectue pas à vitesse constante. Sa face visible présente ainsi un balancement apparent autour d'une position moyenne en longitude : c'est la libration en longitude.
De même, l'inclinaison de son axe de rotation permet de voir une zone supplémentaire en latitude, alternativement au pôles Nord et Sud : c'est la libration en latitude.
La combinaison de ces mouvements fait que 59% de la surface lunaire est observable depuis la Terre.
Dans une moindre mesure, il existe également une libration diurne (ou parallactique) due à la rotation de la Terre, un observateur changeant de point de vue durant la nuit.
Licorne
Constellation à l'ouest d'Orion. Son sigle est Mon.
Lièvre
Constellation à rechercher au sud d'Orion. Son sigle est Lep.
Lion
Une des 13 constellations du zodiaque, entre la Vierge et le Cancer. Son sigle est Leo.
Lois de Kepler
Pour expliquer les orbites planétaires, Johannes KEPLER (1571 - 1630) sera le premier à rompre avec la tradition des mouvements circulaires et uniformes.
Sur la base de données observationnelles très précises de Tyge Ottesen BRAH (Tycho BRAHE, 1546 - 1601), il établira empiriquement les 3 relations suivantes :

Première loi de Kepler

Loi 1 : l'orbite de chaque planète est une ellipse dont le Soleil occupe l'un des foyers.

Deuxième loi de Kepler

Loi 2 : le rayon vecteur reliant le Soleil à une planète balaie des aires égales en des périodes égales.

Loi 3 : le rapport entre le cube du demi-grand axe de l'orbite (a, exprimé en UA) et le carré de la période de révolution (T) est constant pour tout système de type planétaire gravitant autour d'un objet central.

(a3 / T2) = constante

Les deux premières lois furent publiées en 1609, la dernière en 1618. Elles seront expliquées par la théorie de la gravitation universelle énoncée par Isaac NEWTON (1642 - 1727).
Longitude
Dans le système de coordonnées géographiques, écart angulaire d'un point de la sphère terrestre mesuré en degrés depuis le méridien conventionnel d'origine (méridien de Greenwich) marqué 0°, en spécifiant la direction E ou O.
Les anglosaxons expriment parfois la longitude en positif à l'est de Greenwich et en négatif à l'ouest.
Loup
Petite constellation australe située entre le Scorpion et le Centaure. Son sigle est Lup.
Lumière zodiacale
Son origine a été donnée en 1683 par Jean Dominique CASSINI (1625 - 1712) : il s'agit de la lumière diffusée par des petits grains de poussière distribués dans le système solaire. Ces grains de poussière interplanétaire sont de même nature que les micro-météorites ; leur réunion constitue un vaste nuage d'au moins 600 millions de kilomètres de long : le nuage zodiacal. Ce phénomène lumineux dessine une portion d'ellipse très allongée dont l'axe est voisin de la trace de l'écliptique.
En France, elle est visible en février-mars à l'Ouest, deux heures environ après le coucher du Soleil ou en septembre-octobre (à l'Est) deux heures environ avant son lever.
Son nom provient du fait qu'elle ne se manifeste à l'œil nu que devant les constellations du zodiaque.
Lynx
Constellation à rechercher (si vous avez une bonne vue) à l'Ouest du Cocher. Son sigle est Lyn.
Lyre
Constellation symbolisant l'instrument de musique traditionnel dont la légende attribue l'invention à Apollon. La Lyre est facilement repérable par son étoile Vega qui forme avec Deneb et Altaïr le célèbre « Triangle de l'été ».
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