Jacobus Cornelius Kapteyn (19 janvier 1851 - 18 juin 1922) était un astronome néerlandais, connu pour son étude intensive de la Voie lactée et comme découvreur des premières preuves de la rotation galactique.
D´une nature fragile * et querelleur **, le jeune allemand Johannes KEPLER, de confession protestante, se tourne tout d´abord vers le séminaire. Ayant rejoint l´université de Tübingen, où il se fait très vite remarquer par un [...] esprit supérieur et magnifique, sur lequel on peut fonder les plus grands espoirs [...], il devient l´élève du mathématicien et astronome Michael MÄSTLIN (ou MÆSTLIN). Ce dernier, l´un des rares à avoir lu et réellement compris le De Revolutionibus orbium cœlestium de Nicolas COPERNIC, le « convertira » (en privé !) au système héliocentrique.

Le modèle planétaire publié par KEPLER dans son Mysterium cosmographicum.
Manquant cruellement de données pour améliorer l´approximation de son modèle, les tensions religieuses prenant des proportions alarmantes à Graz, KEPLER décide de rejoindre Prague où il sait que l´empereur Rodolphe II vient de recueillir Tycho BRAHE. La rencontre avec le célèbre astronome, réputé pour ses observations d´une précision inégalée, a lieu le 4 février 1600. Entre le fougueux KEPLER et le tyrannique BRAHE, les conflits sont incessants. L´hostilité entre les deux hommes s´amenuise cependant peu à peu pour faire place à une réelle collaboration quotidienne. Tycho le charge d´établir la forme exacte de l´orbite de Mars, cette planète présentant un mouvement rétrograde important dont les irrégularités échappent à toute explication. KEPLER pense résoudre l´énigme en quelques jours, il lui faudra six années pour en élucider le mystère.
Suite à une énième beuverie, Tycho meurt le 24 octobre 1601 des suites d´une rétention urinaire ; avant son décès, il désigne KEPLER comme son digne successeur. La requête est acceptée par l´empereur Rodolphe II, le famélique Johannes KEPLER devient Mathématicien impérial, poste qu´il occupera jusqu´à la mort de son souverain en 1612.
En 1609, KEPLER édite le résultat de ses derniers travaux dans Astronomia nova (Astronomie nouvelle), il y énonce ses deux premières lois : l´orbite de chaque planète est une ellipse dont le Soleil occupe l´un des foyers ; le rayon vecteur reliant le Soleil à une planète balaie des aires égales en des périodes égales. Guidé par une recherche de l´harmonie, il publie, en 1619, Harmonice mundi (Harmonie du monde) dans lequel il énonce sa troisième loi : le rapport entre le cube du demi-grand axe de l´orbite et le carré de la période de révolution est constant pour toutes les planètes.
Afin de réduire l´incertitude des mesures, KEPLER étudie également les phénomènes liés à la réfraction atmosphérique et aborde également la physiologie de l´œil. Il rassemble les connaissances de l´époque dans Ad Vitellionem paralipomena **** qui paraît en 1604, un deuxième ouvrage d´optique suivra en 1611 : Dioptrica. Une œuvre posthume sera également publiée : Somnium, seu opus posthumum de astronomia lunari. Ce récit fantastique d´un voyage sur la Lune se veut bien plus qu´un simple récit de (science)-fiction : diffuser les idées coperniciennes en argumentant le mouvement de la Terre *****.
Le 15 novembre 1630, accablé par de nombreuses turpitudes familiales et la maladie, Johannes KEPLER meurt, dans le plus grand dénuement, à Regensburg lors d´un voyage. Deux ans plus tard, sa tombe sera détruite lors de la guerre de Trente Ans. Un cratère lunaire de 32 km (08.1 °N - 38.0 °O) porte son nom, un autre sur Mars ainsi que l´astéroïde n° 1134.
* - Né prématurément (un 27 décembre, le jour de la saint Johannes), il a de plus failli être emporté par la variole à l´âge de quatre ans. Cette grave maladie lui laissera de terribles séquelles, notamment une très forte myopie.
** - Ce tempérament semble être un héritage familial. Entre son père, Heinrich KEPLER, un mercenaire débauché à la solde du premier fauteur de trouble et sa mère, Katharina GULDENMANN, continuellement enivrée de « plantes médicinales » par une tante qui finira sur le bûcher, la jeunesse de Johannes KEPLER est loin d´être des plus heureuses.
*** - Les polyèdres réguliers (chacune des faces est constituée par un même polygone) sont : cube (6 carrés), tétraèdre (4 triangles), dodécaèdre (12 pentagones), icosaèdre (20 triangles), octaèdre (8 triangles). Chacun de ces polyèdres peut être inscrit dans une sphère et circonscrit à une autre sphère de même centre ; chacun des cercles représente les distances relatives des orbites planétaires. Euclide aurait vécu autour de 300 av. J.-C., il est également possible que ce nom désigne un collectif derrière lequel se seraient cachés plusieurs mathématiciens « à la manière de » Nicolas Bourbaki.
**** - Le titre complet est : Ad Vitellionem paralipomena, quibus astronomiæ pars optica traditur. L´ouvrage est plus connu sous le nom simplifié de Optica.
***** - En 1593, étudiant à l´université de Tübingen, il choisit pour sujet de thèse la manière dont les mouvements célestes peuvent être perçus depuis la Lune. Le sujet est refusé mais l´idée demeure, une première version circule vers 1611 et vaudra quelques désagréments à son auteur. Son gendre et assistant, Jacob BARTSCH (dit Bartsius ou Bartschius, 1600 - 1633), meurt de la peste alors qu´il tente de republier le texte largement enrichi de notes. C´est son fils Ludwig KEPLER qui achèvera la publication en 1634.
Né en Hollande, il y étudie l´astronomie à l´université de Leyde, Gerard Pieter KUIPER s´installe aux États-Unis en 1933 et prend la nationalité américaine en 1937. Il fut le directeur des observatoires Yerkes et McDonald.
* - Entre 1943 et 1949, Kenneth EDGEWORTH, un écrivain et astronome amateur irlandais, avait déjà formulé la même proposition. Pour cette raison, la « Ceinture de Kuiper » se retrouve parfois également dénommée « Ceinture de Edgeworth-Kuiper ».
** - Sedna, Quaoar, ..., sont des objets de la « Ceinture de Kuiper ». Notre planète naine Pluton est de plus en plus soupçonnée d´appartenir à cette classe d´objets ; elle n´en serait que l´un des plus gros et plus proche représentant.