04/07/2008   22 h 29
B
Une des 10 classes spectrales dans la typologie définie par l'observatoire de Harvard.
Les étoiles de type B sont de couleur légèrement bleutée avec une température de surface comprise entre 12 000 et 30 000 kelvins. Les raies de l'hélium neutre (He I) atteignent un maximum d'intensité, raies de l'hydrogène (raies de Balmer) (exemple : Rigel dans Orion).
Balance
Une des 13 constellations du zodiaque, ses deux étoiles les plus brillantes dessinaient autrefois les « pinces » du Scorpion tout proche. Il y a 2 000 ans, le point de l'équinoxe d'automne marquait cette région.
Baleine
Constellation s'étendant au sud du Bélier et des Poissons. Elle ne contient pas d'étoiles très lumineuses, son principal attrait étant l'étoile variable ο Ceti : Mira.
Ballon aérostatique
Ancienne constellation située sous le Capricorne, elle est due à l'astronome français Joseph Jérôme LEFRANÇOIS de LALANDE (1732 - 1807) qui l'imagina en 1798. L'astronome allemand Johann Elert BODE (1747 - 1826) la repris dans son Die Gestirne, paru en 1805, en l'appelant Luft Ballon. Quant à l'abbé italien Angelo SECCHI (1818 - 1878), il la représentera sur ses cartes sous le nom de Aerostato.
BALMER Johann Jakob (Lausen, 1825 - Bâle, 1898)
Portrait de Johann BALMER Le mathématicien et physicien suisse Johann Jakob BALMER, spécialiste de la spectroscopie des gaz, a donné empiriquement, avec Johannes Robert RYDBERG (1854 - 1919), une formule permettant de retrouver les raies du spectre d'émission de l'atome d'hydrogène (série de Balmer, 1885).
Une plaine murée de 112 km de diamètre lui est dédiée sur la surface sélène (20.0 °S - 70.5 °E).
En 1906, le physicien américain Théodore LYMAN (1874 - 1954) étudie une autre série dans l'ultraviolet. Elle correspond aux transitions des états excités vers le niveau fondamental (série de Lyman).
En 1908, c'est au tour du physicien allemand Louis Carl Friedrich PASCHEN (1865 - 1947) de découvrir une autre série dans l'infrarouge (série de Paschen)...
Ces travaux ont été d'une importance capitale pour la compréhension de la structure des atomes.
Barycentre
Centre de gravité d'un corps complexe.
Bélier
Une des 13 constellations du zodiaque, entre le Taureau et les Poissons.
C'est dans cette constellation que se trouvait, il y a 2 000 ans, le point gamma : le point d'intersection entre l'écliptique et l'équateur céleste marquant l'équinoxe de printemps. Elle doit son nom à la similitude entre le symbole grec γ (gamma) et les cornes d'un bélier, et non avec une quelconque « ressemblance » avec cet animal.
BELL BURNELL Suzan Jocelyn (Belfast, 1943 -)
Portrait de Jocelyn BELL En 1967, alors qu'elle n'était encore qu'étudiante en astronomie à Cambridge, Suzan Jocelyn BELL découvrit de façon tout à fait fortuite une étonnante précision dans le signal émit par une source fixe par rapport aux étoiles : la nébuleuse du Crabe (M 1) dans la constellation du Taureau. Elle venait de découvrir le premier « pulsar » (contraction de pulsating star), une étoile à neutron en rotation extrêmement rapide (1.337 301 13 seconde) émettant un faisceau en émission X et radio qui balaie la Terre à chaque tour. Mais le rôle de Jocelyn BELL ne sera nullement cité dans cette découverte et c'est son directeur d'étude, l'anglais Antony HEWISH (1924 -), qui partagera le Prix Nobel 1974 pour cette découverte historique avec sir Martin RYLE (1918 - 1984).
Binaire (étoile)
Système stellaire composé de deux étoiles liées par la gravitation et orbitant autour de leur barycentre.
Binaire spectroscopique
Étoile binaire impossible à séparer par le biais d'un instrument optique. Seule l'analyse spectrale permet de révéler la présence d'un compagnon.
Boussole
Astérisme créé par l'abbé Nicolas Louis de LACAILLE (1713 - 1762) en 1752, il vient se substituer au « mât » du Navire Argo et ne deviendra constellation à part entière qu'en 1877.
Bouvier
Constellation partiellement circumpolaire. Parfois désignée comme le Gardien du pôle, le Grand Hurleur, le Laboureur ou le Gardien du troupeau, son attrait principal réside en ses étoiles Arcturus et Pulcherrima.
Le nord de cette région abritait autrefois une constellation aujourd'hui disparue : le Quadrant mural.
BRAH Tyge Ottesen, Tycho BRAHE (Knudstrup, 1546 - Prague, 1601)
Portrait de Tyge Ottesen BRAH Plus connu sous son nom latinisé en Tycho (ou Tychonis) BRAHE, Tyge Ottesen BRAH fut le dernier et le plus grand des astronomes observant uniquement à l'œil nu. Fils d'une noble famille danoise, il envisage très tôt de poursuivre des études scientifiques à l'université de Rostock * contre l'avis de son père qui le prédestinait au droit et à la diplomatie. Cette vocation semble naître lors d'une conjonction Jupiter-Saturne que les meilleures Tables à sa disposition prévoyaient avec une erreur d'au moins plusieurs jours, incertitude sonnant comme un défi à relever.
Le 6 novembre 1572, un astre bravant l'éclat de Vénus apparaît dans la constellation de Cassiopée. Observée avec attention à partir du 11 par Tycho BRAHE, l'« étoile nouvelle » ne montre aucun déplacement relatif sur la voûte céleste. L'année suivante, il publie ses observations dans un petit ouvrage De nova stella, contredisant le dogme aristotélicien de l'incorruptibilité des cieux. Uraniborg : l'observatoire de Tycho BRAHEÀ partir de 1575, il fait construire un observatoire sur l'ile de Hveen que le roi du Danemark Frédéric II vient de lui concéder : Uraniborg, le « Château du ciel ». Avec l'aide de quelques assistants et bénéficiant d'instruments qu'il ne cesse d'améliorer lui-même, il parvient à mesurer la position des astres avec une précision encore jamais atteinte.

Gravure montrant de manière allégorique l'intérieur d'Uraniborg.
On y voit Tycho BRAHE, entouré d'assistants, en train d'effectuer des mesures à l'aide d'un Quadrant mural.

Entre novembre 1577 et janvier 1578, l'observation de la trajectoire d'une comète qu'il situa bien au-delà de la Lune, lui permis de formuler qu'elle ne pouvait être une émanation de l'atmosphère terrestre, comme généralement admis à l'époque. De plus, la comète orbitant librement entre les planètes, ces dernières ne pouvaient également être portées par un système de « sphères cristallines ».
Génial observateur, Tycho BRAHE ne se permettra guère d'avancer la moindre théorie novatrice. Engoncé dans l'idée d'une Terre au centre du monde, réfutant les systèmes de Claude PTOLÉMÉE (vers 90 - vers 168) et Nicolas COPERNIC (1473 - 1543), il ne proposera qu'un modèle hybride en faisant tourner la Lune et le Soleil autour de notre planète, toutes les autres orbitant autour du Soleil.
À la mort du roi Frédéric II en 1597, il est contraint de partir pour Prague où il trouve un nouveau soutient auprès de Rodolphe II. Il aura parmi ses nouveaux assistants Johannes KEPLER (1571 - 1630) qui lui succèdera comme Mathématicien impérial en 1601. Ce sont les mesures effectuées par Tycho BRAHE qui permettront à ce dernier de définir les lois des « orbes célestes ».
Un cratère lunaire de 85 km de diamètre (43.3 °S - 11.2 °O), non loin du site d'alunissage de la sonde Surveyor 7, porte le nom de Tycho, un autre également sur Mars ainsi que l'astéroïde n° 1677.

* À cette époque, lors d'un duel, il est sévèrement mutilé au visage et devra porter une prothèse nasale en or et argent. En ouvrant sa tombe, en 1901, pour le tricentenaire de sa mort, on devait découvrir une tache verte sur l'orifice nasal, signe que les précieux métaux du pseudo-appendice avaient dû être amalgamés avec du cuivre !

Burin
Petite constellation australe qui ne contient aucun objet vraiment digne d'attention. Son nom actuel est la forme abrégée de Cæla Sculptoris (Burin du sculpteur).
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