Le mathématicien et physicien suisse Johann Jakob BALMER, spécialiste de la spectroscopie des gaz, a donné empiriquement, avec Johannes Robert RYDBERG (1854 - 1919), une formule permettant de retrouver les raies du spectre d'émission de l'atome d'hydrogène (série de Balmer, 1885).
En 1967, alors qu'elle n'était encore qu'étudiante en astronomie à Cambridge, Suzan Jocelyn BELL découvrit de façon tout à fait fortuite une étonnante précision dans le signal émit par une source fixe par rapport aux étoiles : la nébuleuse du Crabe (M 1) dans la constellation du Taureau. Elle venait de découvrir le premier « pulsar » (contraction de pulsating star), une étoile à neutron en rotation extrêmement rapide (1.337 301 13 seconde) émettant un faisceau en émission X et radio qui balaie la Terre à chaque tour. Mais le rôle de Jocelyn BELL ne sera nullement cité dans cette découverte et c'est son directeur d'étude, l'anglais Antony HEWISH (1924 -), qui partagera le Prix Nobel 1974 pour cette découverte historique avec sir Martin RYLE (1918 - 1984).
Plus connu sous son nom latinisé en Tycho (ou Tychonis) BRAHE, Tyge Ottesen BRAH fut le dernier et le plus grand des astronomes observant uniquement à l'œil nu. Fils d'une noble famille danoise, il envisage très tôt de poursuivre des études scientifiques à l'université de Rostock * contre l'avis de son père qui le prédestinait au droit et à la diplomatie. Cette vocation semble naître lors d'une conjonction Jupiter-Saturne que les meilleures Tables à sa disposition prévoyaient avec une erreur d'au moins plusieurs jours, incertitude sonnant comme un défi à relever.
À partir de 1575, il fait construire un observatoire sur l'ile de Hveen que le roi du Danemark Frédéric II vient de lui concéder : Uraniborg, le « Château du ciel ». Avec l'aide de quelques assistants et bénéficiant d'instruments qu'il ne cesse d'améliorer lui-même, il parvient à mesurer la position des astres avec une précision encore jamais atteinte.
Gravure montrant de manière allégorique l'intérieur d'Uraniborg.
On y voit Tycho BRAHE, entouré d'assistants, en train d'effectuer des mesures à l'aide d'un Quadrant mural.
* À cette époque, lors d'un duel, il est sévèrement mutilé au visage et devra porter une prothèse nasale en or et argent. En ouvrant sa tombe, en 1901, pour le tricentenaire de sa mort, on devait découvrir une tache verte sur l'orifice nasal, signe que les précieux métaux du pseudo-appendice avaient dû être amalgamés avec du cuivre !