Corps célestes
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• Les nébuleuses
• Les galaxies
Les premiers astronomes qualifiaient de nébuleuse tout objet daspect flou quils retrouvaient sur la voûte céleste. Observant à laide dinstruments optiques peu performants, ils ne pouvaient évidemment résoudre en étoiles les amas stellaires ou galaxies qui tapissent le ciel.
Aujourdhui, ce terme ne désigne plus que les « nuages » formés de gaz et de poussière interstellaire dont la luminescence est provoquée par lexcitation du rayonnement dune ou plusieurs étoiles jeunes et chaudes à proximité. Ces associations sont toujours remarquées, cest le collapsus de ces concentrations de matière sous légide de la gravitation qui forme les étoiles.
Ce type de nébuleuse est qualifié de nébuleuse à émission (ou réflexion). Il existe également des nébuleuses en absorption.
Distinguable à lœil nu durant les belles nuits dhiver, la Grande nébuleuse dOrion
(M 42) est le prototype des nébuleuses à émission. Des jumelles permettent déjà de saisir sa véritable nature : un complexe gazeux ionisé par le rayonnement détoiles jeunes et chaudes nichées près de son centre. Ce groupe détoiles est visible dans un petit télescope et porte le nom de Trapèze en raison de la disposition caractéristique de ses 4 membres les plus lumineux.
Lorsquun nuage moléculaire froid vient sintercaler devant une nébuleuse à émission, il absorbe le rayonnement perçu par lobservateur et se détache en ombre chinoise. On parle alors de nébuleuse en absorption. Lexemple le plus connu est le « cavalier de jeu déchec »
(B 33) qui se détache sur la nébuleuse à émission (IC 434) entourant létoile Alnitak (ζ Ori). Elle nest malheureusement pas discernable avec des moyens « ordinaires ».
Un autre exemple est le Sac à charbon qui se détache sur le fond « nébuleux » de la Voie lactée.
Ces nébuleuses, qui prennent leur appellation en raison dune erreur historique, nont aucun lien avec les planètes. Elles sont le stade ultime de lévolution des astres du type Soleil et préfigurent létat de notre étoile dans quelques milliards dannées.
En fin de vie, ces étoiles passent par le stade de géante rouge et les couches les plus externes sont éjectées par la pression de radiation émise par le noyau. La partie centrale se contracte pour se transformer en une naine blanche très chaude qui excite alors le gaz toujours en expansion.
Larchétype de la nébuleuse planétaire est sans conteste la Nébuleuse annulaire de la Lyre
(M 57). Elle nous apparaît sous la forme dun rond de fumée, déjà visible au travers dun petit télescope, mais il sagit bien dune « bulle » en expansion. Létoile à lorigine de sa formation est visible au centre, mais uniquement par le biais de techniques un peu plus avancées.
M 57 : larchétype de la nébuleuse planétaire.

M 1 : un résidu de supernova ![]()
Les étoiles de masse plus importante connaissent une mort plus violente. Lorsque leurs noyaux sont au stade de la formation du fer (cet élément est le plus stable en regard des réactions nucléaires et ne produit aucune énergie par fusion ou fission) le déficit en énergie ne peut plus contenir la pression des couches supérieures. Létoile seffondre alors sur elle-même et par effet de rebond sur les couches externes elle provoque le phénomène de supernova. Seul subsistera un cœur très dense transformé en étoile à neutrons.
Crédits photographiques - B 33 & M 57 : NASA, autres : SAR
