12/05/2008   13 h 42

Baleine - Cetus - Cet

Les Anciens crurent voir dans la disposition de ces étoiles l'élégante silhouette d'une baleine. Dans la mythologie grecque elle évoquait le monstre marin auquel Andromède, fille de Céphée et Cassiopée, fut offerte en sacrifice pour calmer la colère de Neptune.
Proche du plan de projection de l'écliptique, cette constellation peut épisodiquement se voir traversée par les planètes de notre système solaire. C'est également dans cette zone que l'astéroïde Vesta fut découvert par Wilhelm Heinrich Matthias OLBERS (1758 -1840) en 1807.
Cette constellation contient une étoile « merveilleuse », elle abrite également la galaxie naine IC 1613, distante seulement de 1.8 million d'années-lumière. Faisant partie de l'amas local, et pratiquement deux fois plus proche que la galaxie d'Andromède, elle reste cependant très difficile à observer.

Quelques objets d'intérêt
objet commentaires

Référence : α Cet
Nom : Menkar 
Type : variable irrégulière
Magnitude : 2.45 à 2.54
Distance : 220 a.l.
A.D. : 03h 02m 25s
Déc. : +04° 06' 06"

Autres appellations : Mekab, Menkab et Monkar.
Son nom signifie « le Nez ».

Référence : β Cet
Nom : Diphda 
Type : étoile
Magnitude : 2.04
Distance : 95.8 a.l.
A.D. : 00h 43m 44s
Déc. : -17° 58' 14"

Autres appellations : Deneb Kaïtos (la queue de la Baleine), Difda ou Difda al Thani.
Malgré la lettre β qui lui est attribuée, c'est l'étoile la plus brillante de la constellation.

Référence : γ Cet
Nom : Kaffaljidhma 
Type : étoile double
Magnitude : 3.55 / 6.18
Distance : 81.9 a.l.
A.D. : 02h 43m 26s
Déc. : +03° 14' 55"

Autre appellation : Al Kaff al Jidhmah.
Étoile double découverte par Friedrich Georg Wilhelm von STRUVE en 1836, la séparation du couple est de 2.7".

Référence : ο Cet
Nom : Mira 
Type : variable pulsante
Magnitude : 2.0 à 10.1
Distance : 418.5 a.l.
A.D. : 02h 19m 29s
Déc. : -02° 57' 49"

L'étoile Mira Ceti.Visible à l'œil nu que quelques semaines par an, sa première observation « écrite » est celle d'un théologien et astronome amateur hollandais : David FABRICIUS (1564 - 1617) le 13 août 1596. Mais à une époque où l'on croyait encore à l'immuabilité des cieux, il ne porte aucune mention de sa variabilité bien qu'il l'observa sur une période de plusieurs mois. C'est Johannes HEWEL (ou Johan HŒVELKE, dit Hévélius, 1611 - 1687) qui, à défaut d'en faire la première remarque, lui donnera bien plus tard son nom qui signifie la « Merveilleuse ». Entre-temps, l'astronome Johann BAYER (1572 - 1625) la répertorie dans son Uranometria en lui attribuant la lettre ο (omicron).
Les données interférométriques actuelles permettent de dire que Mira fait partie des dix plus grosses étoiles connues. Mise à la place du Soleil, elle s'étendrait jusqu'à l'orbite de Jupiter et, avec une masse valant le double de celle du Soleil, sa densité globale est celle d'un vide très poussé obtenu en laboratoire !
En conséquence, Mira est une étoile « froide » avec une température variant de 1 900 à 2 500 kelvins, suivant les expansions et contractions de l'étoile. Il s'agit d'une géante rouge, étoile au terme de sa vie, ayant épuisé pratiquement tout l'hydrogène de son noyau. Ses pulsions successives résultent d'un combat interne entre la pression de radiation et l'énergie gravitationnelle. La production d'énergie interne produit une force dirigée vers l'extérieur, lorsque celle-ci devient insuffisante pour contenir les couches supérieures, l'étoile se contracte à nouveau et se réchauffe en réamorçant un nouveau cycle de 331.96 jours. À terme, Mira devrait s'effondrer en étoile à neutrons.
En 1918, Alfred Harrison JOY (1882 - 1973) a décelé dans le spectre de Mira la présence d'un compagnon. Le spécialiste des étoiles doubles, Robert Grant AITKEN (1864 - 1952) l'observera visuellement en 1923.
Le télescope spatial Hubble a depuis démontré que Mira était bien accompagnée d'une naine blanche, un transfert de matière s'effectuant entre les deux étoiles. La période de révolution est de 260 ans.

Le système Mira A-B.
Représentation du couple Mira A-B (vue d'artiste) - © NASA/CXC/M. WEISS.

Elle est le prototype des variables pulsantes à longue période, de 80 à 1 000 jours. La relation « période-luminosité » des étoiles du type Mira Ceti est inverse de celle des céphéïdes, la magnitude décroît lorsque la période augmente.

Référence : UV Cet
Nom : - -
Type : variable éruptive
Magnitude : 6.8 à 12.9
Distance : 9 a.l.
A.D. : 01h 38m 51s
Déc. : -17° 57' 29"

Au septième rang par ordre de distance au Soleil, c'est une étoile double. L'une des composantes est une variable éruptive. Le 24 septembre 1952, sa luminosité a augmenté d'un facteur 75 en 20 secondes !

Référence : M 77 / NGC 1068 
Nom : - -
Type : galaxie spirale
Magnitude : 9.7
Distance : 30 · 106 a.l.
Dimension : 6.9' × 5.9'
A.D. : 02h 43m
Déc. : -00° 01'

Galaxie spirale M 77Galaxie repérée par Pierre André François MÉCHAIN (1744 - 1804) le 29 octobre 1780. La découverte sera vérifiée par Charles MESSIER (1730 - 1817) le 17 décembre suivant. Elle fait partie des galaxies de type Seyfert, caractérisées par un noyau très actif et lumineux. Source d'émission radio, elle est également répertoriée sous le matricule 3C 71. Elle est le principal élément du groupe composé également des NGC 1055, 1073, 1087 et 1090.

Référence : NGC 246 
Nom : - -
Type : nébuleuse planétaire
Magnitude : 8.0
Distance : 1 860 a.l.
Dimension : 4.6' × 4.1'
A.D. : 00h 47m
Déc. : -11° 52'

Nébuleuse planétaire NGC 246Nébuleuse planétaire découverte par William Friedrich Wilhelm HERSCHEL (1738 - 1822) en 1785.

Référence : NGC 247 
Nom : - -
Type : galaxie spirale
Magnitude : 9.1
Distance : ? a.l.
Dimension : 20.0' × 7.4'
A.D. : 00h 47m
Déc. : -20° 46'

Galaxie spirale NGC 247C'est une galaxie spirale vue presque de profil, elle appartient à l'amas du Sculpteur.

Crédits photographiques - Mira : NASA, autres : SAR

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